Samsung ne cherche pas la rupture, mais plutôt une optimisation tous azimuts. Les nouveaux smartphones Galaxy S26 misent sur une IA omniprésente, des gains de performances mesurés et une évolution photo surtout visible en basse lumière. Une stratégie prudente qui améliore l’expérience au quotidien sans rendre la génération précédente obsolète.
Au cours d’un nouveau Galaxy Unpacked organisé à San Francisco, Samsung a dévoilé ses premiers produits phares pour l’année 2026. Comme d’habitude, la série comprend trois smartphones. Première impression: ils ne vont pas révolutionner le marché. Samsung affine plutôt qu’il ne bouleverse.
Confronté à la hausse du coût des composants, particulièrement des mémoires, le géant sud-coréen a opté pour une évolution en douceur, tant sur le plan de l’esthétique que des caractéristiques techniques. Des changements sont bien présents, mais ils ne sauraient justifier le rejet immédiat d’un Galaxy S25 pour se précipiter sur l’un des nouveaux modèles.
Performances: un saut discret, mais réel
Le boîtier du Galaxy S26 Ultra s’avère aminci et conserve le S-Pen. Il permet une agréable prise en main, tout en rappelant furieusement le design des Galaxy S25.

S-Pen insérable dans le corps de l’appareil. 214 g.
Le Galaxy S26 Ultra bénéficie de la dernière génération de processeur haut de gamme de Qualcomm, le Snapdragon 8 Elite Gen 5. Il s’agit ici d’une version optimisée pour Samsung qui lui vaut la mention « for Galaxy ». Par rapport au Snapdragon 8 Elite for Galaxy qui équipait le Galaxy S25, le GPU et le CPU progresseraient respectivement de 24 et de 19%.
C’est le seul des trois nouveaux modèles à bénéficier de cette puce. Le Galaxy S26 et le Galaxy S26+ héritent tous deux d’un SoC Exynos 2600. Ce choix s’explique par des raisons budgétaires: Samsung paie moins cher ce qu’il fabrique lui-même. Mais cela ne dévalorise pas la solution retenue. En réalité, l’Exynos 2600 est le premier SoC mobile gravé en 2 nm GAA alors que le Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy est quant à lui toujours gravé en 3 nm.

La gravure en 2nm est censée augmenter la densité de transistors tout en améliorant la consommation et la dissipation thermique. La relative faiblesse des précédentes générations d’Exynos en termes de résistance thermique et de dissipation leur avait valu une mauvaise image par rapport aux produits de Qualcomm. Il sera intéressant de voir si l’avancée technique de Samsung lui a permis de corriger cette situation. Cela reste à confirmer en usage réel.

S’il reprend l’écran Dynamic AMOLED 2x de 6,9 pouces de son prédécesseur, le Galaxy S26 Ultra profite du système ProScaler: il améliore les images de moindre qualité. On note aussi l’arrivée du moteur mDNIe (« Mobile Digital Natural Image Engine ») qui promet des nuances de couleur plus fines. Là où le Galaxy S25 affichait jusqu’à 16 millions de couleurs, le nouveau modèle dépasserait le milliard.
On connaît ces « films d’intimité » qu’on applique sur l’écran d’un PC portable pour en empêcher la vision à toute personne située sur les côtés. Samsung affirme offrir le même principe sur ses smartphones avec la fonction logicielle Privacy Display. Un simple réglage dans les paramètres permet de contrôler la manière dont les pixels dispersent la lumière.

Comme c’est une solution logicielle, elle est directement intégrée à l’appareil. En outre, elle permet d’ajuster le niveau de confidentialité en fonction des circonstances. Partial Screen Privacy limite la visibilité des fenêtres contextuelles de notification, tandis que Maximum Privacy Protection obscurcit davantage les vues latérales pour plus de discrétion. Enfin, dernier avantage, l’utilisation de ce système ne nuit en rien à l’expérience visuelle de l’utilisateur. L’image qui lui apparaît à l’écran conserve sa luminosité et sa netteté.
Photo: l’ouverture nocturne comme argument clé
La section photo du Galaxy S26 Ultra se compose d’un ultra grand-angle de 50 MP f/1,9, d’un grand angle de 200 MP f/1,4 avec zoom optique 2x, d’un téléobjectif de 50 MP (zoom optique 10x) et d’un téléobjectif de 10 MP (Zoom optique 3x, f/2,4). La principale évolution vient de l’ouverture focale. Pour le téléobjectif, elle passe de f/3,4 à f/2,7. Pour le capteur principal, on passe de f/1,7 à f/1,4. Cette évolution devrait améliorer la photographie de nuit. Reste à vérifier ce que cette ouverture f/1,4 apporte en pratique.

En vidéo, la fonction Super Steady se dote d’un verrouillage horizontal. Les capteurs seraient désormais en mesure de détecter la gravité et de maintenir l’horizon droit à 360°. Les amateurs de ski vont apprécier. On note aussi l’arrivée d’un format baptisé Advanced Professional Video. Il se veut l’équivalent en vidéo de ce qu’est le RAW en photo. L’APV serait sensiblement moins volumineux que le ProRes.
Les trois modèles de la série Galaxy S26 Ultra partagent le même capteur pour la caméra frontale: 12 MP, f/2,2. Le S26 et le S26+ disposent d’un ultra grand-angle 12 MP f/2,2 d’un grand angle 50MP f/1,8 et d’un téléobjectif 10MP f/2,4 avec zoom optique 3x.
L’IA constitue l’un des principaux axes d’avancement de la série Galaxy S26. Elle affiche clairement sa présence en matière de photo. Ainsi, la fonction Photo Assist accepte les commandes par prompts. En encodant quelques mots, on peut demander à l’IA de transformer une image: ajouter des éléments, passer de jour à nuit… Le résultat pourrait s’obtenir en quelques instants.
Parallèlement, la fonction Audio Eraser ouvre son champ d’applications. Elle peut désormais supprimer les sons ou bruits parasites décelés dans des séquences vidéo de YouTube, d’Instagram ou d’autres applications.
IA: la multiplication des assistants
La série Galaxy S26 intègre plusieurs agents IA. On y trouve toujours le Bixby de Samsung et le Gemini de Google, mais désormais aussi Perplexity. Et d’autres pourraient peut-être s’y ajouter. Une fois ces agents configurés, les tâches pourraient être effectuées d’une simple pression sur un bouton ou d’une commande vocale. Samsung reste encore discret sur le fonctionnement précis du système. Mais ces agents prendraient en charge « des tâches telles que la recherche et l’exécution sans effort de tâches entre applications grâce à une interaction naturelle« . La multiplication de ces agents pourrait toutefois fragmenter l’expérience ou semer la confusion chez certains utilisateurs.
La fonction Now Nudge permettrait de comprendre le contexte d’une phrase affichée à l’écran. Un ami envoie un message WhatsApp demandant une photo souvenir de votre voyage en Bretagne? Le Galaxy S26 serait en mesure de suggérer les photos concernées sans vous obliger à parcourir les milliers de clichés de votre photothèque.
La série Galaxy S26 ressemble moins à une révolution qu’à une consolidation stratégique.
Galaxy S26 vs Galaxy S25: une évolution plus profonde qu’elle n’en a l’air
À première vue, la série Galaxy S26 ressemble fortement à la génération précédente. Les lignes évoluent peu et l’approche globale reste familière. Pourtant, plusieurs changements internes témoignent d’une orientation différente, davantage centrée sur l’intelligence artificielle permanente et la stabilité des performances.
La principale évolution concerne la plateforme matérielle. Le Galaxy S26 Ultra adopte une nouvelle génération de Snapdragon optimisée « for Galaxy », avec des gains notables sur le CPU, le GPU mais surtout sur le NPU, élément clé pour les fonctions d’IA actives en continu. L’amélioration thermique joue également un rôle important grâce à une chambre à vapeur redessinée, destinée à maintenir des performances stables sur la durée — un point parfois critiqué sur certaines générations précédentes.

Sur les modèles S26 et S26+, la transition vers l’Exynos 2600 marque une étape stratégique. Au-delà du choix industriel, Samsung mise ici sur une gravure plus avancée et sur une meilleure efficacité énergétique, ce qui pourrait réduire l’écart historiquement observé avec les solutions Qualcomm, notamment en matière de chauffe et d’autonomie.
La photographie évolue elle aussi, mais sans rupture spectaculaire. Les ouvertures plus larges et l’amélioration du traitement vidéo nocturne visent surtout à renforcer la polyvalence en basse lumière. L’arrivée du format vidéo APV et les progrès de la stabilisation montrent en revanche une volonté plus nette de séduire les créateurs de contenu, un positionnement moins affirmé sur la série S25.
L’écran ne change pas fondamentalement sur le plan matériel, mais gagne en traitement d’image et en fonctions de confidentialité, avec l’introduction d’un système de protection visuelle intégré qui remplace avantageusement les films d’intimité externes.
Enfin, la différence la plus perceptible au quotidien pourrait venir de l’IA. Les Galaxy S26 multiplient les assistants et automatisent davantage les actions entre applications, avec une approche proactive qui réduit les manipulations nécessaires. Là où la série S25 introduisait l’IA comme fonctionnalité, la génération S26 cherche plutôt à la rendre omniprésente mais discrète.
La série Galaxy S26 ne rend pas la génération précédente obsolète, mais elle affine l’expérience sur des aspects essentiels: endurance des performances, photographie nocturne, vidéo avancée et interaction assistée par l’IA.
Quand et combien?
Les précommandes des Galaxy S26 Ultra, S26+ et S26 démarrent dès maintenant. Les ventes en Belgique débuteront le 11 mars (avec la possibilité que quelques magasins proposent les nouveaux smartphones dès le 6 mars; à confirmer).
• Galaxy S26: de 999€ (12/256 Go) à 1199€ (12/512 Go)
• Galaxy S26+: de 1249€ (12/256 Go) à 1449€ (12/512 Go)
• Galaxy S26 Ultra: de 1449€ (12/512 Go) à 1949€ (16 Go/1 To). Une version intermédiaire, avec 512 Go, sera également proposée aux alentours de 1649€.

Durant la période de précommande qui se termine le 10 mars au soir, une promotion permet d’obtenir le stockage supérieur au prix inférieur. Exemple: le Galaxy S26 12/512 pour 999€.
La série Galaxy S26? Une génération qui ne cherche pas à impressionner immédiatement, mais qui pourrait s’imposer par sa maturité à l’usage.
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